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Se choisir et s’entourer des bonnes personnes : revenir à l’essentiel
« Me choisir, c’est commencer à vivre plus justement. »
Il y a encore quelques années, je pensais qu’avancer voulait dire accepter beaucoup de choses. Faire bonne figure, dire oui même lorsque l’envie disait non, conserver certains liens parce qu’ils avaient toujours été là ou simplement parce qu’on ne savait pas vraiment comment s’en détacher. Comme beaucoup, j’ai longtemps cru qu’il fallait composer avec les autres, parfois jusqu’à oublier ce que je ressentais moi-même.
Avec le temps, quelque chose a changé. J’ai compris que se choisir n’était pas rejeter les autres et que poser ses limites ne faisait pas de nous quelqu’un de difficile, d’égoïste ou d’insensible. Au contraire, me choisir a été une manière de commencer à vivre plus justement, plus sincèrement, en accord avec ce que je ressens profondément.
Aujourd’hui, je regarde mes relations différemment. Je ne cherche plus à être entourée à tout prix. Je préfère quelques relations sincères, humaines et profondesà une multitude de liens dans lesquels je ne me reconnais pas.
Apprendre à s’entourer des bonnes personnes
S’entourer des bonnes personnes, ce n’est pas chercher des personnes parfaites. Elles n’existent pas, et heureusement. Nous avons tous nos failles, nos mauvais jours, nos maladresses et nos histoires. Pour moi, il s’agit plutôt de rechercher des relations dans lesquelles chacun peut être lui-même sans avoir constamment besoin de se protéger, de se justifier ou de jouer un rô
le.
J’ai besoin de simplicité. De discussions où l’on peut rire, partager, ne pas être d’accord parfois, mais toujours dans le respect. J’aime les personnes capables d’écouter, de donner sans calculer constamment ce qu’elles recevront en retour et de se réjouir sincèrement lorsque quelque chose de beau arrive à quelqu’un d’autre.
Ce sont finalement des choses très simples, mais elles ont pris une place essentielle dans ma vie.
Cela vaut pour mes relations personnelles, mais aussi pour mon univers professionnel. Derrière un projet, une collaboration ou une opportunité, il y a toujours des personnes. Et aujourd’hui, l’humain compte énormément dans les choix que je fais.
Dire non quand quelque chose ne nous ressemble plus
J’ai longtemps pensé qu’il fallait saisir les opportunités lorsqu’elles se présentaient. Après tout, lorsque l’on construit son activité, refuser un projet peut sembler étrange. Pourtant, j’ai appris qu’une opportunité intéressante sur le papier n’est pas forcément une bonne opportunité pour soi.
Il m’est arrivé de dire non à certaines collaborations parce que quelque chose ne me semblait pas juste. Pas nécessairement parce qu’il s’était passé quelque chose de grave, mais simplement parce que je sentais dès le départ que la relation allait me demander beaucoup d’énergie.
Les jeux de pouvoir, les remarques sournoises, les relations intéressées ou cette sensation permanente de devoir faire attention à ce que l’on dit finissent par épuiser. Pendant longtemps, j’aurais probablement essayé de m’adapter. Aujourd’hui, je préfère écouter cette petite alerte intérieure.
Dire non n’est pas toujours facile. Pourtant, chaque fois que j’ai respecté ce que je ressentais profondément, j’ai compris que je laissais aussi de la place pour autre chose : une nouvelle rencontre, un autre projet, une relation plus simple ou simplement davantage de tranquillité.
Protéger son énergie sans fermer la porte aux autres
Faire du tri dans ses relations peut parfois paraître brutal lorsqu’on l’exprime ainsi. Pourtant, je ne le vis pas comme une rupture permanente avec le monde. Il ne s’agit pas de tourner les talons à la première difficulté ni de considérer comme négative toute personne qui pense différemment de nous.
Une relation vraie peut connaître des désaccords, des moments moins simples, de la fatigue ou de l’incompréhension. Ce qui fait toute la différence, à mes yeux, c’est ce qu’il reste derrière : le respect, la sincérité et l’envie de comprendre l’autre.
Protéger son énergie, c’est plutôt apprendre à reconnaître ce qui nous nourrit et ce qui, à l’inverse, nous vide continuellement. C’est accepter que certaines relations appartiennent à une période de notre vie et qu’elles n’ont pas nécessairement vocation à nous accompagner pour toujours.
Je peux désormais m’éloigner sans colère et sans chercher absolument à avoir le dernier mot. Parfois, prendre une autre direction suffit.
Et cette façon de faire m’apporte beaucoup plus de paix.
Se choisir, ce n’est pas devenir égoïste
Je crois que c’est probablement l’une des choses les plus difficiles à comprendre lorsque l’on a longtemps eu l’habitude de penser aux autres avant de penser à soi. Se choisir peut donner l’impression que l’on devient plus dure ou plus individualiste.
Pourtant, je ressens presque l’inverse.
Depuis que j’accepte davantage mes limites, je peux aussi être plus présente lorsque j’ai réellement envie de l’être. Je donne parce que j’en ai envie, et non parce que je me sens obligée de le faire. Je travaille avec des personnes dont j’apprécie les valeurs. Je construis des projets auxquels je crois réellement.
Cela ne signifie évidemment pas que tout est toujours parfaitement aligné. La vie réelle est beaucoup plus nuancée que cela. Nous faisons parfois des compromis, nous nous trompons sur certaines personnes et nous pouvons aussi changer d’avis.
Mais il existe une grande différence entre faire un compromis ponctuel et passer son temps à se trahir soi-même.

Revenir à des relations plus authentiques
Plus le temps passe, plus j’ai envie de construire quelque chose de beau autour de moi. Pas quelque chose de parfait, d’impressionnant ou de spectaculaire. Simplement quelque chose de vrai.
J’aime cette idée de pouvoir créer autour de soi un espace humain dans lequel on peut travailler, partager, rire, parler de choses légères comme de choses beaucoup plus profondes. Un espace où l’on peut aussi traverser des périodes difficiles sans avoir besoin de prétendre que tout va toujours bien.
Parce que la vie n’est justement pas toujours douce. Elle peut être rude, intense et parfois profondément injuste. C’est précisément pour cela que je la trouve précieuse.
Nous ne pouvons pas maîtriser tout ce qui nous arrive, mais nous pouvons parfois choisir les personnes avec lesquelles nous partageons notre chemin.
Et aujourd’hui, je préfère le vrai au nombre. Je préfère une personne sincère à dix relations superficielles. Je préfère une collaboration profondément humaine à un projet plus prestigieux dans lequel je ne me sentirais pas à ma place.
Ce que la photographie m’a appris sur l’authenticité
Cette réflexion rejoint finalement énormément mon travail de photographe.
Lorsque quelqu’un se trouve devant mon appareil, je ne cherche pas la perfection. Je ne cherche pas à fabriquer une personne différente de celle qui se tient devant moi. Au contraire, tout mon travail consiste à enlever progressivement les barrières, les tensions et cette envie que nous avons parfois de montrer l’image que nous pensons devoir donner.
Ce que j’aime photographier apparaît souvent lorsque la personne commence justement à lâcher tout cela.
Un regard devient différent. Une posture change. Un sourire n’est plus tout à fait le même. Quelque chose s’apaise.
C’est là que je retrouve cette authenticité qui m’est si chère dans la vie comme dans mes images.
Je suis devenue photographe de l’âme et des émotions parce que je crois profondément que la beauté d’un portrait ne réside pas uniquement dans la lumière, le décor ou la technique. Elle vient de ce moment où une personne accepte, même quelques secondes, d’être simplement elle-même.
Et peut-être que se choisir commence aussi comme cela : arrêter progressivement de chercher à correspondre aux attentes de tout le monde pour retrouver ce qui nous ressemble vraiment.
S’entourer de vrai, tout simplement
Aujourd’hui, je ne cherche donc plus à remplir ma vie de relations, de projets ou d’opportunités. J’essaye plutôt de regarder ce qu’ils apportent réellement à ma vie et ce que je peux, moi aussi, apporter en retour.
Je veux continuer à rencontrer des personnes différentes, à découvrir de nouvelles histoires, à être surprise et parfois même bousculée. Mais je veux que tout cela puisse exister dans le respect, la sincérité et la bienveillance.
La vie est suffisamment courte et précieuse pour ne pas passer notre temps à essayer de rentrer dans des endroits où nous ne nous sentons plus à notre place.
Alors oui, aujourd’hui, je me choisis davantage.
Non pas contre les autres.
Mais avec la vol de construire autour de moi une vie, des relations et un travail qui ont du sens.
Et vous, avez-vous déjà ressenti ce besoin de revenir à l’essentiel ? De faire
davantage attention aux personnes dont vous vous entourez, ou simplement d’apprendre à vous écouter un peu plus ?
Je serais heureuse de lire votre expérience en commentaire et d’échanger avec vous.