C’est une maman de trois enfants, une femme d’une douceur bouleversante.
Le jour où le diagnostic du syndrome de Rubinstein Taybi est tombé, tout s’est effondré.
La colère, l’injustice, l’errance, et ce sentiment d’avoir été laissée seule.
Puis il a fallu tenir debout et réinventer le quotidien.
Rendez vous, démarches, école adaptée, milieu protégé.
Toute la famille a dû apprendre, s’adapter, recommencer.
Il y a eu des périodes de grande violence, des crises éprouvantes.
Des traces invisibles, profondes.
Mais jamais elle n’a cessé de croire en son fils.
Jamais elle n’a cessé de l’aimer.
Le soutien de son mari a été un pilier essentiel.
Et il y a eu les victoires, précieuses, lumineuses.
La marche, le langage, l’autonomie, la fin d’une adolescence difficile.
Elle a continué d’enseigner, pour rester vivante, debout.
Aujourd’hui encore, elle avance avec une dignité silencieuse.
Parce que l’amour d’une mère traverse absolument tout.
